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Comment expliquer à mon entourage du bien fondé de l’éducation bienveillante et positive

Vous êtes convaincu de l’intérêt de pratiquer une éducation positive avec votre enfant, vous adhérez au maternage proximal et vous êtes sûr.e.s que les premiers jours, les premières semaines, les premiers mois et les premières années de votre enfant méritent une attention de tous les instants !

Vous répondez tout de suite aux pleurs de votre enfant, vous ne souhaitez pas le forcer à “faire un bisou” à mamie ou vous le laissez manger à son rythme, à sa faim et sans vous préoccuper des conventions… Vous allaitez peut-être et peu importe où vous vous trouvez et avec qui, votre enfant aura sa tétée…oui mais voilà, votre entourage ne vous comprend pas, n’adhère peut-être pas ! 

Peut-être vous conseille-t-il de “ ne pas aller voir votre bébé dès qu’il pleure car il va prendre de mauvaises habitudes, il restera dépendant de vous et vous allez galérer ”, “ il faut être plus autoritaire si tu ne veux pas qu’il fasse la loi à la maison ”. Ou bien encore, “ moi j’ai été éduqué à l’ancienne, j’ai pris quelques fessées et ça ne m’a pas fait de mal ”, “ il ne tient pas à table, comment va-t-il faire plus tard lorsqu’il sera à l’école ”…

 

Bref, comment argumenter auprès des personnes qui vous entourent de la pertinence de l’éducation bienveillante ? Comment répondre à ceux qui tentent de vous ramener à une éducation coercitive prétextant que c’est pour votre bien et celui de votre enfant ?

Cette personne est peut-être le papa, la grand-mère, la cousine qui a eu déjà 3 enfants et qui prétend savoir comment faire, ne veut justement que votre bien et celui de l’enfant à priori. Votre façon de faire non conventionnelle interpelle ou gêne et les arguments pour vous faire douter sont souvent bien construits: “ après tout, j’ai été élevé comme ça et je m’en sors très bien ! ”.  Il est donc parfois difficile de contre-argumenter ou tout simplement de démontrer le  bien-fondé de votre façon de voir et de pratiquer sereinement l’éducation de votre enfant. Dans votre fort intérieur vous en êtes pourtant convaincu que répondre aux besoins exprimés par votre enfant lui permettra d’évoluer positivement. Pourtant, les rassemblements familiaux, les sorties au magasin ou au parc vous exposent à des regards parfois réprobateurs et pour le moins culpabilisateurs.

 

Mais comment faire alors ?

Inutile de tenter de convaincre que ce que vous faites est mieux, cela vous engagera à entrer dans un débat sans fin car personne n’accepte que l’on puisse remettre en question son propre modèle d’éducation.

Vous pouvez vous appuyer sur les neurosciences sociales et affectives qui démontrent aujourd’hui par les résultats qu’elles obtiennent, que l’éducation positive et bienveillante a des effets bénéfiques durables sur le développement du cerveau et sur les capacités de la mémoire. Par exemple, l’hippocampe, zone du cerveau consacrée notamment à la mémoire et l’apprentissage, voit son volume se développer par l’expérience de situations positives provoquées par des attitudes, des postures et des discours bienveillants, encourageants, optimistes et non jugeants. Ces expériences permettent la sécrétion d’ocytocine, hormone de l’Amour et du lien social, et facilite la sécrétion de trois autres molécules : la sérotonine, qui a un rôle de stabilisateur d’humeur ;  la dopamine, qui stimule le contrôle moteur, l’attention, le plaisir, la motivation, le sommeil, la mémoire et la cognition ; et les endorphines, qui ont une action analgésique (diminution de la douleur), anxiolytique, elles réduisent et régulent l’appétit, la fréquence respiratoire et le stress

En bref, favoriser la sécrétion de ces molécules ont pour effet d’apaiser les enfants tout en favorisant leur attention, leur créativité et leur motivation.

A l’inverse, les situations de stress provoqué par la peur, l’intimidation et l’humiliation par exemple, obligent le cerveau à sécréter du cortisol qui va lui-même activer l’amygdale qui est notamment le siège de la peur. Lorsque la sécrétion du cortisol est trop répétée et/ou durable le volume de l’hippocampe diminue et l’enfant est d’autant moins capable d’écouter, d’apprendre et de penser clairement. 

Vous pouvez aussi utiliser l’exemple de pays, de culture qui “pratiquent” d’autres styles d’éducation et qui montrent les bénéfices qu’ils en tirent. Comme la Suède par exemple, qui applique depuis plus de 40 ans une philosophie éducative et des méthodes qui, aujourd’hui, démontre  à quel point l’éducation positive est bénéfique. Depuis 1979, ce pays interdit les fessées et condamne les châtiments corporels infligés aux enfants (comme tirer les oreilles par exemple). En Suède donc, les résultats scolaires sont parmi les meilleurs des pays Européens, la délinquance a tellement baissé que les prisons sont en partie vides. Le principe qui propose de stopper la violence à la racine pour ne plus qu’elle soit banalisée et répétée démontre ici l’intérêt de briser les idées reçues. Les Violences Éducatives Ordinaires permettent peut-être de faire taire un enfant, de le rendre docile mais elles produisent tôt ou tard de la violence en réponse.

 

A l’inverse, l’éducation positive et bienveillante guide l’évolution de l’enfant pour qu’il devienne à son tour un adulte et peut-être un parent positif et bienveillant.

Il y a également la Finlande dont le système scolaire est reconnu depuis quelques années comme le meilleur au monde parce qu’il pratique et applique les philosophies éducatives bienveillante et positive, les Etats-unis qui développe depuis longtemps la psychologie positive pour soutenir et accompagner les élèves mais il y a aussi les Danois et les Hollandais pour qui la qualité de vie est à mettre en lien avec les considérations qu’ils ont pour leurs enfants, leurs bébés et pour les parents afin qu’ils puissent remplir leurs fonctions avec empathie et pleine conscience.   

Et malgré ces exemples et ces arguments scientifiques, vous rencontrerez, si ce n’est déjà fait, des personnes sceptiques qui ne souhaitent pas remettre en question leur modèle éducatif.

La vérité est qu’il est difficile de le faire ! Mais l’effort en vaut largement la chandelle !

Il est difficile de pratiquer le maternage et le parentage proximal, difficile de passer les différentes étapes de l’évolution de l’enfant en voulant maintenir ses “privilèges” ou “contraintes” d’adulte ! En tant que parent qui pratique l’éducation positive et efficace, l’éducation bienveillante, on est souvent plus fatigué et les résultats visibles sont parfois plus longs à apparaître. Cela fait peur à certains qui n’hésitent pas d’ailleurs à vous reprocher de persévérer ou qui n’acceptent pas que vous puissiez vous plaindre quelquefois d’être fatigué : “ après tout, tu l’a cherché avec ton éducation bienveillante ! “. Il y a aussi ceux qui, consciemment ou pas, se sentent culpabilisés par ceux qui ont fait le choix de modifier leur logiciel éducatif et de proposer à leur enfant un modèle différent de ceux qu’ils ont connus. La réaction défensive est alors de mise : quelle meilleure défense que l’attaque pour une partie de ces détracteurs !  Pour se dégager de ce sentiment de culpabilité, ils n’hésitent pas à balayer d’un revers de main les arguments pourtant solides qui soutiennent la pratique de l’éducation positive ou à utiliser des arguments tels que ceux déjà cités. 

Le problème ne vient donc pas de vous. Mais vous pouvez encore réagir avec sagesse et patience face à ces mouvements de défense.

Nous savons que beaucoup de parents se sentent démunis pour utiliser les clefs de l’éducation positives et efficaces car ils n’ont pas reçu ce genre d’éducation (et nous en faisons partie si cela peut vous rassurer). Mais soyez tranquille, l’éducation positive peut se pratiquer par de petites choses. L’éducation positive ce n’est pas y être complètement ou pas du tout. A l’instar de l’écologie par exemple, chacun peut y être à sa façon, à des niveaux et à un rythme différent. 

Surtout il n’est pas souhaitable de se forcer, de répondre à une injonction supplémentaire ou d’appliquer des méthodes comme on respecte la recette d’un gâteau…tant que cela respecte les besoins fondamentaux de l’enfant et sa singularité.

L’important ce n’est pas la finalité ou la rapidité. C’est la qualité du chemin parcouru qui fait toute la différence. Élever, éduquer un enfant se pense et se pratique dans la durée, sur toute une vie. 

Donc la prochaine fois que quelqu’un vous dira ou vous fera ressentir de la culpabilité ou de la honte à être dans l’éducation positive, si cet article ne suffit pas, sachez qu’il existe un tchat pour échanger avec les professionnels du programme Benevolence. Il seront à votre écoute…

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